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Commercial

Ventilation et qualité d'air

Montréal Combustion installe, entretient et optimise les systèmes de ventilation pour les bâtiments commerciaux, industriels et institutionnels. Une ventilation efficace protège la santé des occupants et améliore la performance énergétique.

En bref

La ventilation assure le renouvellement de l'air intérieur et le contrôle de l'humidité dans les bâtiments commerciaux et industriels. Montréal Combustion entretient les ventilateurs d'extraction, VRC, VRE et unités de traitement d'air.

Quel rôle joue la ventilation dans un bâtiment commercial ou industriel ?

La ventilation est responsable du renouvellement de l’air intérieur, de l’évacuation des contaminants et du contrôle de l’humidité. Dans les bâtiments commerciaux et industriels, elle est soumise à des exigences réglementaires spécifiques et a un impact direct sur la santé des occupants, la productivité et les coûts énergétiques.

Au Québec, ce n’est pas qu’une question de confort : la section XI du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) impose aux établissements des obligations précises de ventilation, de changements d’air frais et d’entretien. Or un réseau dérive sans prévenir — registre déplacé lors de travaux, filtre colmaté, courroie détendue, prise d’air partiellement obstruée. Le bâtiment sort de ses débits de conception sans qu’aucun voyant ne s’allume, et le premier signal est souvent une plainte d’occupant plutôt qu’une alarme.

Quels services de ventilation offrons-nous ?

  • Entretien préventif — inspection des conduits, nettoyage de filtres, vérification des débits d’air et calibration des contrôles
  • Réparation — remplacement de moteurs, courroies, roulements et composants de contrôle
  • Installation — mise en service de ventilateurs d’extraction, échangeurs d’air et unités de traitement d’air
  • Optimisation — équilibrage des débits d’air, ajustement des horaires de fonctionnement et amélioration de la récupération de chaleur
  • Évaluation de qualité d’air — mesure des débits, du CO2 et de l’humidité relative

Quels équipements de ventilation couvrons-nous ?

  • Ventilateurs d’extraction industriels et commerciaux — tension et usure des courroies, alignement des poulies, écoute des roulements, nettoyage de la roue : un dépôt de poussière ou de graisse la déséquilibre et fait chuter le débit bien avant de faire du bruit
  • Échangeurs d’air et ventilateurs récupérateurs de chaleur (VRC) — nettoyage du noyau et des filtres, drain de condensat, et surtout vérification de la séquence de dégivrage : sous le climat montréalais, l’air extrait refroidi sous le point de congélation givre le noyau et étrangle progressivement le débit d’air neuf
  • Ventilateurs récupérateurs d’énergie (VRE) — mêmes points, plus l’état du média de transfert d’humidité ou de la roue enthalpique, de son entraînement et de son joint périphérique
  • Unités de traitement d’air (UTA) — perte de charge des filtres, propreté des serpentins, manœuvre réelle des registres d’air neuf et de recirculation et de leurs moteurs, bacs et siphons de condensat
  • Hottes et systèmes d’extraction spécialisés — captation à la source, état du réseau et, point le plus souvent négligé, appoint d’air compensateur suffisant pour que la hotte puisse réellement extraire
  • Systèmes de pressurisation — équilibre entre l’air extrait et l’air d’appoint, validé par une mesure de pression différentielle entre zones

Que mesure-t-on lors d’une évaluation de ventilation ?

Une évaluation sérieuse remplace l’impression par des relevés d’instrument :

  • Débits d’air — au cône de mesure aux bouches, au tube de Pitot dans une section droite de conduit, ou à l’anémomètre à fil chaud lorsque la vitesse est trop faible pour que la pression dynamique soit lisible. C’est le point de départ de tout équilibrage de réseau.
  • Pression statique et pression différentielle — la pression statique aux bornes du ventilateur situe le point de fonctionnement réel sur sa courbe ; l’écart de pression entre zones révèle une dépression qui aspire l’air d’un local vers un autre.
  • Perte de charge des filtres — relevée aux bornes du caisson, elle indique le moment de remplacer le média et conditionne le choix d’une cote MERV que le ventilateur en place peut réellement soutenir.
  • CO₂ et humidité relative — le CO₂ sert d’indicateur d’apport d’air neuf par rapport à l’occupation réelle d’un local ; c’est sa montée au fil d’une journée occupée, plus que sa valeur instantanée, qui renseigne. Comme repère réglementaire, l’annexe I du RSST fixe pour le dioxyde de carbone une valeur d’exposition moyenne pondérée de 5 000 ppm sur 8 heures — un seuil d’exposition professionnelle, très au-dessus des niveaux qu’on relève dans un espace de bureau correctement ventilé.
  • Températures d’air neuf, d’air repris, de soufflage et de rejet — sur un VRC ou un VRE, ces quatre points donnent le rendement réel de la récupération, et non celui de la fiche technique.

Quels problèmes fréquents signalent un défaut de ventilation ?

Plusieurs pannes que nous traitons en réparation ont leur origine du côté du débit d’air plutôt que du côté de l’équipement mis en cause :

  • Serpentins gelés en climatisation — filtres colmatés, registre fermé ou courroie détendue : le débit chute, le serpentin passe sous le point de congélation et la glace bloque le peu de passage qui restait.
  • Rooftop qui ne chauffe pas — un débit de soufflage insuffisant fait monter la température dans la section de chauffage et déclenche le limiteur ; le verrouillage qui suit ressemble à une panne de brûleur alors que le problème est côté air.
  • Alarme de monoxyde de carbone — une extraction surdimensionnée par rapport à l’appoint d’air met le local en dépression et peut contrarier l’évacuation des produits de combustion. Le RSST exige d’ailleurs que les produits de combustion des installations de chauffage de l’air soient évacués directement vers l’extérieur au moyen d’une conduite.
  • Condensation et moisissure localisées — un déséquilibre de pression pousse l’air humide dans les parois et les plafonds. La mesure des débits et des pressions relatives situe la cause là où l’inspection visuelle ne montre qu’une conséquence.

Que dit la réglementation québécoise sur la ventilation des lieux de travail ?

La section XI du Règlement sur la santé et la sécurité du travail encadre la ventilation des établissements. Les exigences qui reviennent le plus souvent dans nos interventions :

  • Inspection annuelle — tout système de ventilation mécanique doit être inspecté et réglé au moins une fois par année, et les filtres entretenus ou remplacés au besoin.
  • Changements d’air frais — un système de ventilation mécanique doit pouvoir procurer le nombre minimal de changements d’air frais à l’heure fixé à l’annexe III, selon la classification de l’établissement. Le taux suit donc l’activité exercée : un garage d’entretien est à 4 changements d’air frais à l’heure, un garage avec remisage à 3 lorsqu’il y a du personnel en permanence et à 2 sans personnel.
  • Ventilation naturelle — lorsqu’elle assure la ventilation générale, l’aire de ventilation (fenêtres, volets ou évents) doit atteindre au moins 5 % de l’aire de plancher dans les laboratoires et les édifices à bureaux, et 2 % dans tout autre établissement.
  • Prises d’air — elles doivent être placées de façon à ne pas introduire dans l’établissement de l’air préalablement contaminé, et la prise d’air frais de façon à ne pas réintroduire l’air qui vient d’être évacué. C’est un point à revalider après tout agrandissement ou après l’ajout d’un évent en toiture.
  • Captation à la source — toute source ponctuelle de gaz, de fumées, de vapeurs, de poussières ou de brouillards à un poste de travail fixe doit être pourvue d’un système de ventilation locale par extraction.

Ces obligations d’exploitation s’ajoutent aux exigences applicables au bâtiment lors de sa construction ou de sa transformation. Nos rapports consignent les débits relevés, la perte de charge des filtres et l’état des organes d’entraînement : c’est cette traçabilité qui permet de démontrer que l’entretien a été fait.

Secteurs desservis

Nos services de ventilation couvrent les installations commerciales, industrielles et institutionnelles du Grand Montréal, de la Rive-Nord et de la Rive-Sud : immeubles de bureaux, commerces, entrepôts, ateliers et garages, écoles et immeubles multirésidentiels.

Questions fréquentes

Pourquoi la ventilation est-elle importante dans un bâtiment commercial ?
La ventilation assure le renouvellement de l'air intérieur, évacue les polluants, contrôle l'humidité et maintient un environnement sain pour les occupants. Une ventilation inadéquate peut entraîner des problèmes de santé, de moisissure et de conformité réglementaire.
Quels types de systèmes de ventilation entretenez-vous ?
Ventilateurs d'extraction, échangeurs d'air, unités de traitement d'air (UTA), ventilateurs récupérateurs de chaleur (VRC) et ventilateurs récupérateurs d'énergie (VRE).
Comment savoir si la ventilation d'un bâtiment est insuffisante ?
Condensation excessive sur les fenêtres, odeurs persistantes, plaintes des occupants sur la qualité de l'air, taux de CO2 élevé et apparition de moisissure sont des indicateurs courants d'une ventilation insuffisante.
À quelle fréquence un système de ventilation mécanique doit-il être inspecté ?
Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail exige qu'un système de ventilation mécanique soit inspecté et réglé au moins une fois par année, et que les filtres soient entretenus ou remplacés au besoin. Dans un bâtiment à forte charge de poussière ou de graisse, l'intervalle de remplacement des filtres est plus court : c'est la perte de charge mesurée aux bornes du caisson, et non le calendrier, qui devrait déclencher le changement. Nous consignons les relevés de chaque visite pour que l'historique d'entretien soit démontrable.
Une ventilation mal réglée peut-elle nuire au fonctionnement d'une chaudière ou d'un rooftop ?
Oui, et c'est un cas que nous voyons régulièrement. Un réseau d'extraction qui évacue plus d'air que le bâtiment n'en reçoit met le local mécanique en dépression, ce qui perturbe le tirage des appareils à combustion et peut déclencher un pressostat ou un verrouillage. À l'inverse, un débit de soufflage insuffisant fait grimper la température dans la section de chauffage d'un rooftop jusqu'au limiteur. C'est pourquoi nous traitons la ventilation et la combustion comme un seul système plutôt que comme deux contrats séparés.

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